Et de ma perpétuelle ivresse,
Je marche, aveugle effrayante
En compagnie de la tristesse.
Je poursuis mon chemin macabre
Et riant au nez de la mort
J'irai impétueuse briser le marbre
De la souffrance puis de sa flore.
Guidée par des chants limpides,
Je sauterai où le vil s'engouffre,
Glisserai dans les sentiers humides
Où la vie aura le goût de souffre.
Voisinne avec les anges déchus,
Je les regarderai déployer leurs ailes
Amples et dans l'infini perdu
Elles battront de gestes frêles.